• Robert Vincent

Comment les enfants propagent-ils le coronavirus? L’incertitude scientifique demeure

Les écoles commencent à ouvrir à nouveau, mais les scientifiques tentent toujours d’éclaircir le rapport entre les enfants et COVID-19. Ils représentent une petite fraction des cas confirmés de COVID-19, mais les chercheurs sont divisés sur leur sensibilité à l’infection et leur contribution à la propagation de la maladie. Comme souvent depuis le début de cette pandémie, beaucoup d'incertitudes comme le montre cet article paru dans la revue Nature.

Certains scientifiques soulignent un nombre croissant de preuves suggérant que les enfants seraient moins à risque d'infection et peu susceptibles de transmettre la maladie – permettant la réouverture des écoles. D'autres soutiennent que l'incidence de l'infection chez les enfants est plus faible que chez les adultes, en partie parce qu'ils n'ont pas été autant exposés au virus - en particulier du fait de la fermeture des écoles. Les enfants ne sont pas non plus testés aussi souvent parce qu'ils présentent des symptômes légers ou inexistants. Si tel est le cas, nous pourrions voir une augmentation des infections dans les pays où les enfants vont retourner en classe.

Régler cette question nécessitera de larges et sérieuses études de population - certaines étant déjà en cours - incluant des tests d'anticorps pour détecter une infection antérieure. Les scientifiques cherchent également à savoir pourquoi les enfants semblent souffrir moins de l'infection et comment cette observation pourrait aider le reste de la population.



Publié par Smriti Mallapaty le 7 mai 2020








Montreal Quebec Canada 17 Avril 2020: Jardin d’enfant fermé à cause du COVID-19



Le rôle des enfants dans la propagation du coronavirus est une question clé depuis les premiers jours de la pandémie. Alors que certains pays autorisent aujourd’hui les écoles à rouvrir après des semaines de fermeture, les scientifiques se penchent sur cette question.

Les enfants représentent une petite fraction des cas confirmés de COVID-19 - moins de 2% des infections signalées en Chine, en Italie et aux États-Unis concernent des personnes de moins de 18 ans.


Mais les chercheurs sont divisés quant à savoir si les enfants sont moins susceptibles que les adultes d'être infectés et de propager le virus. Certains pensent que de plus en plus de preuves suggèrent que les enfants sont moins à risque. Dans la majorité des cas ils ne transmettent pas la maladie et les données sont en faveur de l'ouverture des écoles, explique Alasdair Munro, chercheur en maladies infectieuses pédiatriques à l'hôpital universitaire de Southampton,


Les enfants en Allemagne et au Danemark sont déjà retournés à l'école, et les élèves de certaines régions d'Australie et de France devraient rentrer progressivement au cours des prochaines semaines.

D'autres scientifiques s'opposent à un retour précipité en classe. Selon eux, l'incidence de la maladie chez les enfants est plus faible que chez les adultes en partie parce qu'ils n'ont pas été autant exposés au virus – du fait de la fermeture des écoles. Par ailleurs, selon les chercheurs, les enfants ne sont pas testés aussi souvent que les adultes, ayant tendance à ne présenter aucun symptômes ou seulement très légers.


«Je ne vois aucune raison biologique ou épidémiologique forte de croire que les enfants ne soient pas aussi infectés», explique Gary Wong, chercheur en maladie respiratoire pédiatrique à l'Université Chinoise de Hong Kong. «Tant qu'il y aura une transmission communautaire chez les adultes, la réouverture des écoles facilitera probablement la transmission, car les virus respiratoires sont connus pour circuler dans les écoles et les garderies.» Selon lui, il faudrait mettre en place des systèmes de surveillance et des test performants avant la réouverture des écoles.


Selon certains scientifiques, si les enfants sont à l'origine de la propagation du virus, les infections vont probablement augmenter dans les prochaines semaines dans les pays où les enfants sont déjà retournés à l'école.

Mais pour régler la question, il faudra de larges et sérieuses études de population – certaines étant déjà en cours - qui incluent des tests de présence d'anticorps dans le sang comme marqueur d'une infection antérieure.


D’autres chercheurs étudient les réponses immunitaires des enfants pour découvrir pourquoi ils présentent des symptômes plus légers que les adultes lorsqu’ils sont infectés et si cela pourrait ouvrir des pistes sur des thérapies potentielles.



Débat sur la sensibilité


Une étude publiée le 27 avril dans The Lancet Infectious Diseases (Bi, Q. et al. Lancet Infect. Dis. https://doi.org/10.1016/S1473-3099(20)30287-5 ,2020), qui a fait l’objet d’une pré-publication début mars, a analysé les familles ayant des cas confirmés de COVID-19 à Shenzhen, en Chine. Cette étude a montré que les enfants de moins de dix ans étaient tout autant susceptibles d'être infectés que les adultes, tout en présentant moins souvent de symptômes graves.

« Cette pré-publication a vraiment effrayé tout le monde », explique Munro, car elle suggérait que les enfants pouvaient propager silencieusement l'infection.


Mais d'autres études (Zhang, J. et al. Science https://doi.org/10.1126/science.abb8001 ,2020), dont certaines provenant de Corée du Sud, d'Italie et d'Islande, où les tests étaient plus répandus, ont observé des taux d'infection plus faibles chez les enfants. Des investigations chinoises soutiennent également l’idée d’une plus faible sensibilité des enfants aux infections. L'une d'entre elles, publiée dans Science le 29 avril, a analysé les données de la province chinoise de Hunan, où les personnes en contact avec des patients infectées avaient été retrouvées et testées pour le virus. Les auteurs ont constaté un rapport de 1 pour 3 était observé: pour chaque enfant infecté de moins de 15 ans, près de 3 personnes entre 20 et 64 ans étaient infectées.


Mais les données sont moins concluantes pour les adolescents âgés de 15 ans ou plus et suggèrent que leur risque d'infection est similaire à celui des adultes, explique Munro.



Risque de transmission


La question de savoir si les enfants infectés transmettent le virus de la même manière que les adultes demeure une énigme encore plus complexe. Une étude d'un groupe de cas dans les Alpes françaises rapporte celui d’un enfant de neuf ans ayant fréquenté trois écoles et un cours de ski tout en présentant des symptômes de COVID-19, mais n'ayant infecté aucune personne (Danis, K. et al. Clin. Infect. Dis. https://doi.org/10.1093/cid/ciaa424, 2020). « Il serait presque inédit qu'un adulte soit exposé à autant de personnes sans en infecter aucune », explique Munro.


Kirsty Short, virologue à l'Université du Queensland à Brisbane, en Australie, a dirigé une méta-analyse* non encore publiée portant plusieurs études sur les ménages, dont certaines provenant de pays qui n'avaient pas fermé leurs écoles à l'époque, comme Singapour. D'après cette étude, les enfants sont rarement la première personne à introduire l'infection dans un foyer; cela ne concernait que environ 8% seulement des ménages. Par comparaison, cette incidence est de 50% pour les épidémies de grippe aviaire H5N1**.


(Notes de Covidaily:

*Une méta-analyse est une analyse qui compile et synthétise les résultats de différentes études en recherche médicale. Pour réaliser une méta-analyse, les chercheurs définissent l'objectif poursuivi (traitement à tester, type de patients...), ainsi que les critères d'inclusion des études. Puis, ils recherchent des essais, publiés ou pas, dans les bases de données bibliographiques (articles, communications lors de congrès, thèses, essais cliniques enregistrés...). Ils sélectionnent les études qui respectent les critères d'inclusion dans la méta-analyse. Des techniques d'analyse statistique sont appliquées. Des analyses par sous-groupes (sexe, âge...) peuvent être réalisées. En général, plusieurs chercheurs croisent leurs lectures.


**La grippe aviaire H5N1 est une maladie virale qui sévit chez les oiseaux, et dont le taux de mortalité est très élevé chez les oiseaux d’élevage (poulet, oies, etc.). Elle est provoquée par des virus grippaux de type A, en particulier par les sous-types H5, H7 et H9. Si la plupart des virus aviaires n’infectent pas l’homme, certains sous-types parviennent parfois à franchir la barrière des espèces : c’est le cas du virus H5N1, pathogène pour l’homme et présent en Asie. A l’heure actuelle, la transmission du virus ne se fait que de l’animal à l’homme, mais les autorités sanitaires redoutent une évolution du virus vers une forme transmissible d’homme à homme, porte ouverte à une pandémie (Source Institut Pasteur).


« Les études portant sur les ménages sont rassurantes car même s'il y a beaucoup d'enfants infectés, ils ne rentrent pas à la maison en infectant l’entourage », explique Munro.


Mais Wong soulève le caractère biaisé de telles études, les familles n'ayant pas été sélectionnées au hasard mais choisies parce qu'il y avait déjà un adulte infecté connu. Il est donc également très difficile de déterminer qui a introduit le virus, dit-il. La fermeture des écoles et des garderies pourrait également expliquer pourquoi les enfants ne sont pas souvent la principale source d'infection par le SRAS-CoV-2. D'autres virus respiratoires peuvent se transmettre des adultes aux enfants et inversement, donc «je ne crois pas que ce virus soit une exception», dit-il.


En fait, deux prépublications ont rapporté que les enfants présentant des symptômes de COVID-19 peuvent avoir des niveaux d'ARN viral* similaires à ceux des adultes. « Sur la base de ces résultats, dans la situation actuelle, nous devons mettre en garde contre une réouverture illimitée des écoles et des jardins d'enfants. Les enfants peuvent être aussi contagieux que les adultes », notent les auteurs de l'une des études, dirigée par Christian Drosten, virologue à l'hôpital Charité de Berlin. Cependant, la question de savoir si des niveaux élevés d'ARN viral sont un indicateur de la contagiosité d'une personne demeure encore sans réponse, note Harish Nair, épidémiologiste à l'Université d'Édimbourg, au Royaume-Uni.


(Note de Covidaily: *les virus ne contiennent qu’un seul type d’acide nucléique (ADN ou ARN) qui constitue le génome viral. Les coronavirus sont des virus à ARN)


Il existe peu d'études sur la transmission à-partir des écoles à l'ensemble de la communauté, mais un rapport australien issu d'une enquête en cours suggère qu'elle est limitée et beaucoup plus faible qu'avec d'autres virus respiratoires, tels que la grippe. Parmi plus de 850 personnes ayant été en contact avec 9 élèves et 9 membres du personnel atteints du COVID-19 dans les écoles primaires et secondaires de l'État de Nouvelle-Galles du Sud, seuls deux cas de COVID-19 ont été enregistrés parmi ces contacts, dans les deux cas chez des enfants.


Selon Munro, compte tenu de ces éléments de preuve, les enfants devraient être autorisés à retourner à l'école. « Les enfants sont ceux qui bénéficient le moins du confinement, et ont le plus à perdre, tels que le défaut de scolarité et la perte du lien social comme lors des repas scolaires gratuits », dit-il.


D'après Short, la réouverture des écoles ne signifie pas un retour à la normale. Selon elle il y aura beaucoup de restrictions et de changements, tels que la réorganisation de l’emplacement des bureaux dans les salles de classe et la fermeture des terrains de jeux, pour réduire le risque de transmission. Les études sur la transmission dans les écoles lors de leur réouverture seront également importantes, explique Wong. Aux Pays-Bas, des chercheurs prévoient de surveiller de près cette situation, les écoles ouvrant progressivement au cours des prochaines semaines.



Réponse immunitaire


Les chercheurs s’accordent cependant sur le fait que les enfants ont tendance à mieux gérer le COVID-19 que les adultes. La majorité des enfants infectés présentent des symptômes légers ou nuls, mais certains tombent très malades ou peuvent également en mourir. Un petit nombre d'enfants développant une réponse inflammatoire similaire à une maladie rare de l'enfance, la maladie de Kawasaki* a été signalé à Londres et à New York.


(Note de Covidaily: *La maladie de Kawasaki est une vascularite (maladie vasculaire), impliquant parfois des artères coronaires, qui tend à se produire chez les nourrissons et les enfants âgés de 1 à 8 ans. Elle est caractérisée par une fièvre prolongée, un exanthème, une conjonctivite, une inflammation des muqueuses, et une adénopathie. Des anévrismes des artères coronaires peuvent se développer et se rompre et de provoquer un infarctus du myocarde. Le diagnostic repose sur des critères cliniques; une fois la maladie diagnostiquée, l'échocardiographie est effectuée. Le traitement consiste dans l'aspirine et les IgIV. Une thrombose coronaire peut exiger une fibrinolyse ou des interventions percutanées.L'étiologie de la maladie de Kawasaki est inconnue, mais l'épidémiologie et la présentation clinique suggèrent une infection ou une réaction immunologique anormale à une infection chez un enfant génétiquement prédisposé. Une maladie auto-immune est également une possibilité. Les enfants d'origine japonaise ont une incidence particulièrement élevée, mais la maladie de Kawasaki existe dans le monde entier. Aux États-Unis, de 3000 à 5000 cas se produisent chaque année.


« Je ne serais pas surpris si le COVID-19 était associé à la maladie de Kawasaki, comme c’est le cas avec de nombreuses autres infections virales » explique Wong qui rajoute: « Si l'association se confirme, celle-ci aurait pu passer inaperçue en Chine, au Japon et en Corée du Sud car cette maladie est beaucoup plus répandue en Asie ».

Selon Wong, une théorie expliquant pourquoi la plupart des enfants présentent des symptômes plus légers est que leurs poumons pourraient contenir moins de récepteurs ACE2* (des protéines que le virus du SRAS-CoV-2 utilise pour pénétrer dans les cellules) ou moins matures. Mais pour confirmer cette théorie, les études devraient porter sur des échantillons tissulaires provenant d'enfants, explique Wong, et ceux-ci sont très difficiles à obtenir.


(Note de Covidaily: *Dans le cas du SARS-CoV-2, responsable de la pandémie actuelle de Covid-19, les protéines qui entrent en jeu dans cette adhérence ont été identifiées : une protéine en pointe à la surface du coronavirus, appelée « Spike » ou « protéine S », se lie sur le récepteur ACE2 de nos cellules. D’ordinaire, ce récepteur - présent à la surface de certaines de nos cellules - sert à faire passer une molécule impliquée dans la vasodilatation. Donc, c’est un peu comme si le virus s’était procuré une clé permettant d’ouvrir une des serrures, ici le récepteur ACE2, donnant accès à l’intérieur de nos cellules. Le récepteur ACE2 était déjà connu pour être la porte d’entrée d’autres coronavirus. On sait maintenant que c’est également le cas pour le SARS-CoV-2 qui nous préoccupe actuellement. Dès lors des équipes de recherche se penchent sur la liaison entre la protéine S du nouveau coronavirus et le récepteur ACE2 pour comprendre comment elle se déroule et comment l’empêcher. (Source UC Louvain)


D'autres ont suggéré que les enfants sont plus régulièrement exposés à d'autres coronavirus, tels que ceux qui causent le rhume, ce qui les protège des maladies graves. « Mais cela ne paraît pas tenir la route, car même les nouveau-nés ne semblent pas être atteints d'une maladie grave, liée au coronavirus COVID-19 », explique Munro.


Wong suggère que les enfants pourraient développer une réponse immunitaire plus adaptée à l'infection - suffisamment forte pour combattre le virus, mais pas assez pour causer des dommages importants. Son analyse préliminaire portant sur 300 individus infectés par le COVID-19 a révélé que les enfants produisent des niveaux beaucoup plus faibles de cytokines*, protéines libérées par le système immunitaire. Les patients de tous âges atteints d'une maladie grave ont tendance à avoir des niveaux de cytokines plus élevés, dit-il. Mais la cause et les effets doivent être encore démêlés. « Sont-ils plus malades parce qu'ils ont des niveaux de cytokines plus élevés, ou ont-ils des niveaux de cytokines plus élevés parce qu'ils sont plus malades? »



Après activation par des cellules présentant de l'antigène, les cellules d'aide de T séparent plusieurs cytokins IL-4, IL-5, IL-6, IL-9, IL-10 et IL-13, (rendu 3d)


(Note de Covidaily: *Les cytokynes sont des hormones du système immunitaire, ces molécules sont produites en réponse à différents stimulus. Elles sont impliquées dans la régulation des fonctions immunitaires, mais aussi dans d’autres rôles commel'hémostase (coagulation). Les plus connues sont les interleukines (IL), les interférons (IFN), les facteurs de croissance hématopoïétiques (CSF), les facteurs de nécrose des tumeurs (TNF).

Le système immunitaire préserve l'intégrité des personnes face à leur environnement : son rôle est primordial dans les mécanismes de défense contre les agents infectieux ou parasitaires. Il prévient aussi certains désordres internes, notamment en détruisant les cellules tumorales. Ces combats permanents sont rigoureusement contrôlés, car ils ne doivent pas se retourner contre la personne elle-même. L'intensité des réactions immunitaires doit être ajustée – intense pour l'élimination de l'intrus, mais pas trop pour que la personne elle-même soit épargnée ; elle doit être spécifique – la réaction est dirigée exclusivement contre les intrus, mais pas contre les molécules propres à l'organisme, et adaptée, car la protection n'est pas assurée de la même façon selon l'agent pathogène.

La première phase de toute réaction immunitaire est celle de la reconnaissance et de la présentation au système immunitaire des antigènes des intrus, dont se chargent les cellules présentatrices d'antigènes. Dès qu'un antigène étranger est reconnu, ces cellules «avalent» les protéines étrangères, les découpent en fragments qu'elles exposent à leur surface. Puis la réaction de défense s'amplifie, les lymphocytes T auxiliaires attirant les différents acteurs de la défense à l'endroit où l'agent pathogène a été localisé. Après la phase de reconnaissance et celle d'amplification, la troisième phase est celle de l'élimination de l'intrus. Plusieurs acteurs interviennent, notamment les lymphocytes B produisant des anticorps qui se lient aux antigènes étrangers et empêchent, par exemple, les bactéries de se fixer sur de nouvelles cellules et de les infecter ; des lymphocytes T cytotoxiques qui libèrent des enzymes destructrices ; des macrophages qui éliminent les cellules infectées. Les réactions des différents partenaires sont rigoureusement coordonnées. Les cellules échangent des signaux de régulation, soit par contacts intercellulaires directs (des molécules exprimées à la surface d'une cellule interagissent directement avec des récepteurs présents à la surface d'une autre), soit par des médiateurs solubles, libérés par les cellules dans le milieu environnant : ce sont les cytokines.


L'une des caractéristiques déterminantes de Covid-19 est la réponse immunitaire excessive qui peut se produire dans les cas graves. Cette explosion immunitaire excessive, appelée tempête de cytokines, endommage les poumons et peut être fatale.)



En présence d’un intrus, le système immunitaire réagit rapidement : les chimiokines, une classe de cytokines présentes dans les vaisseaux sanguins, attirent les lymphocytes qui traversent la paroi vasculaire. Ces derniers émettent des «bras-renifleurs» grâce auxquels ils détectent l’agent pathogène. Après l’avoir repéré, ils s’accrochent à la matrice extracellulaire et s’approchent de l’intrus ; ils libèrent d’abondantes cytokines qui, d’une part, ont une action toxique directe et qui, d’autre part, alertent les divers agents de la défense immunitaire et les attirent (Source: Pour la Science)





L'intégralité de cet article est accessible dans Nature

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