• Serge Bléhoua

L'équilibre universel des choses - Francesca Morelli

Mis à jour : avr. 3

Francesca Morelli, psychologue et psychothérapeute romaine nous rappelle dans cette réflexion pleine de substance que tout déséquilibre se corrige d’une manière ou d’une autre et que l’humanité dans son immaturité et son inconséquence devrait tirer leçon de l’arrivée fracassante du Covid 19. (trad Serge Bléhoua)





Je pense que l’univers a son chemin propre afin de retrouver l’équilibre des choses selon ses propres lois. Les temps que nous vivons actuellement sont pleins de paradoxes.


A une ère où le changement climatique a enfin réussi à nous alerter et où les catastrophes naturelles se succèdent, la Chine a été le premier pays frappé et tant d’Etats ont été contraints de couper les liens avec elle. L’économie s’effondre certes, mais la pollution aussi. La qualité de l’air que nous respirons s’améliore, nous utilisons des masques mais nous continuons néanmoins de respirer.


En ce moment historique où certaines politiques et idéologies discriminatoires, ayant de profondes racines dans un passé honteux, refont surface sur toute la planète, un virus apparaît et en un clin d’œil, nous vivons l’expérience du discriminé. Nous sommes maintenant ceux qui ne peuvent traverser les frontières, ceux qui transmettent les maladies. En l’absence de toute faute, nous sommes rejetés, même en étant blancs, occidentaux et possédant un luxe de choses.


Dans une société basée sur la productivité et la consommation, nous courrons tous 14 heures par jour sans repos, sans pause. Soudainement un repos forcé nous est imposé.


A la maison, jour après jour, nous comptons les heures de notre vie dont nous avons oublié la valeur, en l’absence de compensation d’aucune sorte. Savons-nous toujours comment utiliser notre temps sans but spécifique ?


A une ère où l’éducation de nos enfants, du fait de nos si importantes activités, sont souvent délégués à d’autres, personnes ou institutions, le coronavirus nous oblige à fermer nos écoles. Il nous force à rechercher des solutions alternatives, à mettre père et mère ensemble avec leurs enfants. Il nous oblige à devenir une famille, de nouveau.


A une époque où relations interpersonnelles, communication et socialisation sont portés par le non monde des réseaux sociaux, nous donnant la fausse illusion de proximité, ce virus nous enlève la véritable proximité, la seule réelle : personne ne peut se toucher, s’embrasser, se serrer dans les bras. Toute chose doit être faite à distance, dans l’hiver de l’absence de contact.


Comment avons-nous pu prendre pour acquis ces gestes et leurs significations ?


A une période où penser uniquement à soi-même est devenu la norme, le virus nous envoie un message clair : la seule façon de nous en sortir est de refaire émerger du plus profond de nous les valeurs d’entraide, le sentiment d’appartenance à un collectif, la conviction de faire partie de quelque chose qui nous dépasse. Il est question maintenant d’envers qui nous sommes responsable et en retour qui est responsable de nous. La coresponsabilité : le sentiment que le destin de ceux qui vous entourent dépend de votre action et que vous êtes pareillement dépendant de leurs actions.


Arrêtons de chercher le coupable ou de nous demander pourquoi cela est advenu, et commençons à tirer des leçons de tout cela. Nous avons devant nous un champ de réflexion immense.


La dette avérée de l’humanité envers l’univers et ses lois explique l’épidémie et son coût faramineux.




A consulter

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