• Timothé Toulotte

Les chiffres mondiaux du COVID-19 en temps réel

Mis à jour : avr. 4

Max Roser, économiste à l'université d'Oxford, a fondé le site web www.ourworldindata.org dans lequel sont compilés de manière très exhaustive tous les chiffres importants sur l’évolution de la pandémie. Les données recueillies proviennent du Centre européen de prévention et contrôle des maladies, de l'Organisation mondiale de la santé, de la Banque mondiale et des Nations unies (entre autres).


Les graphiques proposés permettent de comparer les évolutions pays par pays sur un même graphe. Sur le même graphique, il est possible d'ajouter ou supprimer les pays, de modifier l'échelle de temps, ainsi que de basculer en échelle logarithmique (cliquez sur LINEAR en haut à gauche des graphes). L'échelle logarithmique permet de voir plus facilement le taux de croissance, c'est à dire si l’accélération est constante (droite) ou si l’accélération se réduit petit à petit (courbe qui tend vers l'horizontale).

Ci-dessous le graphique comparatif du nombre total de morts liés au COVID-19 par pays. Le changement de ce graphique en échelle logarithmique (cliquez sur LINEAR à gauche) permet de voir que début avril, l'Italie, l'Espagne et la France connaissent un ralentissement dans la mortalité quand les Etats-Unis est encore en accélération.

Ci-dessous le graphique comparatif du nombre de morts quotidiens lissés sur 3 jours liés au COVID-19 par pays. Le lissage sur 3 jours permet une meilleure visibilité que la version quotidienne. On peut remarquer que début avril, l'Italie amorce sa décrue quand les Etats-unis et l'Angleterre sont en pleine accélération.

Ci-dessous le taux de mortalité du COVID-19 par pays. Les disparités entre pays sont fortes malgré un taux de mortalité mondial moyen de 4%, Cela s'explique principalement par les différents moyens de dépistage et de traitement mis en place d'un pays à un autre. L'Italie ayant rapidement dépassé sa capacité de lits de réanimation, le taux de mortalité augmente dramatiquement jusqu'à atteindre 12%, malgré un nombre très élevé de dépistages (cf graphiques infra). Il faut le mettre en perspective avec la Corée du Sud qui a le même taux de dépistage que l'Italie mais qui a un taux de mortalité très largement inférieur à 1,7%. Leur expérience passée du SARS explique cette gestion exemplaire par la mise en place de tests massifs et très amont de la population et une bonne capacité d'accueil en lits de réanimations (13 pour 1000 en Corée du Sud contre 3,4 pour 1000 en Italie).

Le graphique suivant montre le nombre dépistages réalisés par rapport au nombre de cas positifs. Malheureusement aucune valeur n'est disponible pour la Chine et la France. On peut noter que l'Italie, les Etats-unis et la Corée du Sud ont approximativement les mêmes ratios avec un nombre de morts radicalement différent (moins de 200 morts pour la Corée du Sud au 2 avril contre 13000 en Italie et 5000 aux Etats-Unis). Cela pousse à croire qu'une vague similaire entre pays (caractérisée par le taux de contamination de sa population) peut, selon le mode de gestion des patients, créer des écarts de mortalité significatives.

Ci-dessous le graphique d’évolution du nombre total de cas de COVID-19 par pays (à pondérer du taux de dépistage et de guérison). La Chine et la Corée du Sud ont clairement endigué l'épidémie quand les pays occidentaux ont un nombre de cas en constante augmentation.

Enfin, le dernier graphique compare 3 sources majeures d'informations : L'Organisation mondiale de santé, l'université John Hopkins et le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Les données compilées par ourworldindata.org sont donc relativement fiables étant donné les faibles écarts entre les 3 organismes.

Source : https://ourworldindata.org/coronavirus-data

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